1000 Guzzi Le Mans Seudem (1979)
Plus de 35 ans dans un garage, l'asphalte lui manque !
Tour de chauffe !
Quand un copain que tu as perdu de vue depuis de longues années te contacte pour te parler de sa vieille bécane, forcément tu replonges des années en arrière.
Après le plaisir des retrouvailles et passées les histoires « du bon vieux temps », c’est le moment tant attendu d’ouvrir le garage et de retrouver cette bécane avec laquelle il roulait dans les années 80.
Encore quelques heures de discussion, d’évaluation et de réflexion, et nous décidons de lui donner une seconde chance à cette moto ! C’est une première pour moi : première Guzzi (première italienne même) et première restauration à quatre mains sur une machine qui ne m’appartient pas ! Quand l’amitié s’accompagne d’un peu (…) de mécanique, déjà ça commence pas mal !
Il faut savoir que cette 1000 Le Mans Guzzi est particulière puisqu’elle est de 1979, alors que la 1000 Le Mans n’existe pas au catalogue Guzzi cette année-là !
Eh oui, c’est l’importateur français Seudem qui est à l’origine de cette moto. Déclinée à partir d’une 1000 SP, il fit homologuer cette machine, et la 1000 Le Mans « Seudem » put ainsi participer aux courses d’endurance.
Au Bol d’Argent 1979, la 1000 Le Mans Seudem s’impose devant deux Kawasaki 1000 Z2R, une Yamaha 1100 et une Honda 900 CB !
Pour tout savoir sur cette moto et la victoire au Bol d’Argent 1979, je vous invite à lire :
- Moto Revue du 26 avril 1979 — n°2411
- Moto Revue du 4 octobre 1979 — n°2430
- Moto Légende — juin 2017, n°290
Alors sortons la moto de sa retraite et en route pour de nouvelles aventures !
Inspection avant démontage
Avant de démonter quoi que ce soit, voyons déjà de plus près. À part la clé de contact perdue et deux ou trois voyants, le tableau de bord est complet.
Les caoutchoucs des carburateurs sont fendus.
Les étriers sont grippés…
Et les maîtres-cylindres avant et arrière aussi (impossible d’actionner la poignée et la pédale de frein).
Le répartiteur est monté curieusement…
Et sa durite a frotté contre le pneu !
Il faudra contrôler le circuit électrique.
Ah, voici le bouton du démarreur !
Boîtier d’allumage transistorisé.
Le réservoir est en bon état, mais plein de rouille et d’une épaisse couche de dépôt caramélisé… et je ne vous dis pas l’odeur !
Il ne rentrera pas dans l’atelier, ça pue trop ! Direct au rinçage : cela ne retire pas le dépôt ni la rouille, mais après plusieurs (peut-être une dizaine !) de rinçages, l’odeur devient acceptable.
Le dérouillage et probablement le traitement, ce sera pour plus tard. Pour le moment, nous la mettons sur le pont afin de poursuivre nos investigations !
Vous voulez tous les détails ?
Continuez gratuitement la lecture en ligne : Restauration 1000 Guzzi Le Mans